Il est des prodiges que
seul le cœur sait reconnaître.
Une infime goutte d'amour suffit à bouleverser
l'âme
Et à illuminer les
silences.
Dans l'écrin où s'incline
l'infini,
Une perle d'amour devient
lumière ;
Et l'éternité, d'un souffle
infiniment précieux,
Élit demeure au cœur de ceux
qui s'aiment.
𝓛𝓪 𝓒𝓱𝓻𝔂𝓼𝓸𝓹𝓮́𝓮 𝓭'𝓾𝓷𝓮 𝓖𝓸𝓾𝓽𝓽𝓮 𝓭'𝓐𝓶𝓸𝓾𝓻
Avant même que l'aube n'eût consacré l'albâtre des premiers horizons,
Une goutte d'amour, née de quelque théophanie invisible,
S'abîma dans le calice du silence, comme une quintessence
Égarée des jardins de l'Éternel.
Nul ne la vit descendre.
Les étoiles elles-mêmes retinrent leur scintillation,
Craignant de profaner l'ineffable épiphanie
De cette perle d'absolu.
Elle n'était qu'une larme de lumière,
Une parcelle d'infini, un souffle de chrysopée
Où les cendres des anciennes douleurs
Se transmuaient en or spirituel.
À son effleurement, les cicatrices déposèrent leurs armures,
Et les âmes retrouvèrent le chemin
Oublié de leur propre lumière.
Lorsque ton regard vint rencontrer le mien,
Il se produisit cette syzygie secrète
Que les constellations pressentent
Sans jamais pouvoir la nommer.
Nos souffles devinrent deux encens d'azur,
Montant vers les voûtes
Où l'amour écrit ses évangiles en caractères d'aurore.
Alors mon cœur, pareil à un palimpseste sacré,
Effaça les anciennes nuits
Pour n'y calligraphier que la splendeur de ton nom.
Chaque battement devint une enluminure d'ivoire,
Chaque silence une cathédrale de lumière
Où priait mon espérance.
Cette goutte d'amour ne connaissait ni le temps,
Ni les saisons, ni l'usure des crépuscules.
Elle portait en son sein l'ipséité de nos âmes,
Cette vérité souveraine que nul destin ne peut dissoudre,
Car elle appartient à l'éternité même.
Et lorsque l'univers aura consumé ses soleils,
Lorsque les galaxies redeviendront poussières d'ombre,
Il subsistera pourtant cette goutte d'amour,
Suspendue au frontispice des infinis silencieux.
Car une seule goutte recèle davantage
Que tous les océans du monde :
Elle est la quintessence du désir,
L'épectase des cœurs qui s'élèvent,
La théophanie des amants fidèles,
Le sanctuaire où deux destinées
Scellent leur alliance sous le regard immarcescible
De l'Amour éternel.
Copyright Veronique B -Tous droits
réservés
Ainsi
l'amour ne mesure jamais son immensité
À l'océan qu'il devient,
Mais à cette goutte originelle
Où deux âmes, dans un même frisson,
Reconnaissent le visage immarcescible de l'infini.
Car une goutte d'amour ne
tombe jamais en vain ;
Elle grave l'éternité dans le creux d'une main,
Où deux cœurs se découvrent en un miroir de lumière.
Alors le ciel, dans son silence souverain,
Confie aux étoiles le plus précieux des mystères :
L'espérance est le premier nom de l'amour éternel.










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