Il est des présences
qui ne s’annoncent jamais…
Elles apparaissent dans la
douceur d’un instant,
comme une lumière que l’on ne cherchait pas,
et déposent sur le silence
un éclat que le cœur, lui, reconnaît.
Alors, quelque part entre le rêve et le réel,
une femme devient mystère…
et le mystère devient désir d’écrire.
𝓐̀ 𝓵’𝓪𝓾𝓫𝓮 𝓭𝓮 𝓼𝓮𝓼 𝓵𝓮̀𝓿𝓻𝓮𝓼 𝓻𝓸𝓼𝓮́𝓮𝓼,
𝓔𝓵𝓵𝓮 𝓭𝓮𝓿𝓲𝓮𝓷𝓽 𝓹𝓸𝓮́𝓼𝓲𝓮
Elle porte sur ses
lèvres rosées
la grâce ineffable d’une aurore encore secrète,
comme si l’aube, dans un geste de lumière,
y avait déposé quelques poussières d’infini.
Elle ne parle pas
seulement avec les mots.
Elle murmure avec ses silences,
avec la langueur de ses regards,
avec ce frémissement presque imperceptible
qui précède les aveux du désir.
Lorsqu’elle
embrasse,
ses lèvres deviennent une encre vermeille
et tracent sur la peau des strophes fugitives,
des vers que nulle langue humaine
ne saurait tout à fait traduire.
Dans son sourire
demeure une clarté diaphane,
quelque chose de fragile et d’éternel ;
dans ses yeux, des profondeurs où le regard se perd avec délice,
et dans chacun de ses gestes,
une élégance silencieuse qui ressemble au mystère.
Elle effleure sans
retenir,
s’approche sans jamais conquérir.
Son souffle, à peine éclos,
vient se poser sur l’âme comme une brise échappée
d’un rivage que le temps aurait oublié.
Ses baisers ont la
douceur melliflue
des choses que l’on ne sait nommer :
une caresse d’ambre, une saveur de miel,
un vertige si ténu
qu’il demeure longtemps après son passage.
Elle ne cherche ni
à séduire ni à devenir merveille.
Elle l’est, dans
cette simplicité souveraine
qui ne demande rien au monde.
Dans la courbe de
ses lèvres , dans l’éclat de ses prunelles,
dans la soie silencieuse de sa peau,
dans cette manière presque irréelle
qu’elle possède de faire naître le silence
là où les mots deviennent trop pauvres.
Elle est de ces
énigmes
que l’on contemple sans vouloir les résoudre ;
de ces beautés qui ne réclament rien
et qui, pourtant, bouleversent tout.
Puis vient le
matin…
L’azur entrouvre
lentement ses paupières,
et dans la clarté nouvelle, une vérité se révèle :
Certaines femmes ne
traversent pas une existence.
Elles y déposent quelque chose d’invisible
que les années ne savent emporter.
Elles deviennent
parfum dans la mémoire,
lueur dans l’absence, frisson sous la peau,
et parfois même,
ce souvenir étrange qui continue de respirer
longtemps après que le silence a refermé ses portes.
Elle est de
celles-là.
Une présence rare,
indocile et lumineuse,
une empreinte que le temps, malgré ses saisons,
ne saurait dissoudre.
Car il existe des
femmes
que l’on ne rencontre pas seulement avec les yeux…
On les reconnaît
quelque part
entre le battement du cœur et le vertige de l’infini.
Et elle…
À l’aube de ses lèvres rosées, dans le secret de son souffle,
elle devient cette chose précieuse
Que nul mot ne peut enfermer :
𝓾𝓷𝓮 𝓹𝓸𝓮́𝓼𝓲𝓮 𝓺𝓾𝓮 𝓵’𝓪̂𝓶𝓮 𝓼𝓮𝓾𝓵𝓮 𝓼𝓪𝓲𝓽 𝓵𝓲𝓻𝓮.
Copyright Veronique B -Tous droits
réservés
Et lorsque les mots se
taisent,
il demeure d’elle bien plus qu’un souvenir.
Une infime vibration dans l’âme,
une douceur suspendue au temps,
comme si son passage avait appris au silence
à garder la beauté.



















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